J’ai démissionné de l’Éducation nationale deux fois ! Non pas car j’avais passé un second concours, mais parce que je n’étais tout simplement pas sûre de vouloir démissionner. Alors pour ce qui est de savoir comment démissionner de l’Éducation nationale, je suis plutôt rodée. Autant vous le dire tout de suite, on ne quitte pas cette institution d’un claquement de doigts. Il faut faire face à certaines lourdeurs administratives. Vous voulez quitter votre poste d’enseignant et être libre de changer de carrière ? Ce guide complet vous donnera toutes les clefs et toutes les informations pour que votre démission se passe dans les meilleures conditions.
Faire le choix de démissionner de l’Éducation nationale
On ne démissionne pas de l’Éducation Nationale de gaieté de cœur. Il s’agit bien souvent d’un déchirement et certains parlent même de divorce. Quand la passion de l’enseignement est là il est frustrant de devoir partir à cause de mauvaises conditions de travail. Nous allons voir que prendre la décision de partir est l’étape la plus difficile du processus de démission.
Les alternatives à la démission
Avant d’évoquer la démission, il faut rappeler qu’il existe d’autres alternatives. La plupart d’entre elles sont moins radicales, mais permettent de prendre le recul parfois nécessaire pour passer le cap :
➡️ La disponibilité, de droit ou pour convenances personnelles, permet de faire un break pendant une année. Elle est renouvelable et vous assure de récupérer votre poste à votre retour. Vous faites évidemment une croix sur votre salaire lorsque vous êtes en disponibilité.
➡️ Le cumul d’activités vous permet de travailler à votre compte ou pour un autre employeur en parallèle de votre poste de professeur. Vous devrez obtenir l’autorisation du rectorat et fixer les modalités du partage de votre temps de travail.
➡️ La rupture conventionnelle se fait d’un commun accord avec le ministère. Elle vous permet de quitter l’Éducation Nationale avec une petite prime de départ à la clef et de prétendre au chômage. Notez que vous devrez motiver votre démarche en présentant un projet professionnel qui tienne la route.
➡️ La mutation permet de changer d’établissement ou d’académie en vous soumettant aux règles des mutations et aux barèmes de points au fonctionnement complexe.
➡️ Le détachement est une sorte de mutation plus transversale puisqu’il donne la possibilité de changer de ministère ou d’entrer dans le réseau des établissements français à l’étranger.
Retour d’expérience sur le chemin de la démission
Pour certains profs, faire le choix de démissionner demande de faire le deuil d’un travail qu’ils ont profondément aimé. C’était mon cas et j’ai démissionné une première fois, à reculons. J’ai immédiatement regretté ce geste, je n’étais pas prête. Cette première démission, j’ai réussi à la faire annuler. Je m’étais même persuadée que le problème venait de moi. Je n’acceptais pas de quitter cette fonction, de renoncer à ce concours si difficile à obtenir.
Ce travail d’acceptation peut prendre des mois, voire des années. Dans ce contexte la disponibilité prend tout son sens. Elle permet de s’extraire temporairement de la machine Éducation Nationale. La disponibilité a eu cet effet pour moi. J’ai mis ce temps à profit pour faire un travail personnel, pour accepter de démissionner et de créer mon projet de reconversion. Une année plus tard, j’avais enfin le recul nécessaire et la certitude que ce métier n’était plus fait pour moi, et pas l’inverse. Je démissionnais donc à nouveau et cette fois-ci pour de bon.
La démission et ses conséquences
Je ne vous apprends rien, démissionner a des conséquences, surtout pour vous :
1️⃣ Vous perdez votre poste et votre concours perd toute sa valeur. Adieu CAPES, CRPE et compagnie. Pour être enseignant à nouveau, il faudra tout recommencer. Plutôt dissuasif n’est-ce pas ?
2️⃣ Vous perdez votre statut de fonctionnaire.
3️⃣ Vous êtes radié des cadres de l’Éducation Nationale.
4️⃣ Vous renoncez à d’éventuelles allocations d’aide au retour à l’emploi (ARE), sauf pour raisons légitimes.
5️⃣ Vous perdez les droits à la pension de retraite de la fonction publique si vous avez travaillé moins de deux années en tant que fonctionnaire.
Tout ceci nécessite de prendre certaines précautions et de préparer sa démission. Évitez de tout plaquer sur un coup de tête. Il s’agit d’une démarche qui s’anticipe, notamment financièrement.
Les démarches pour démissionner de l’Éducation nationale
Si vous voulez démissionner de l’Éducation Nationale il faudra vous armer de patience. Les démarches sont en effet lourdes, longues et le timing est important. Prêt à vous lancer dans une relation épistolaire avec votre employeur ?
À quoi s’attendre ?
Avant de démissionner, il est important de connaître les modalités qui régissent cette démarche :
➡️ Votre démission peut être refusée pour nécessités de service. Et oui, l’Éducation Nationale possède le droit de vous garder auprès d’elle, même si ce n’est pas votre souhait. Pour limiter les probabilités de refus, envoyez votre demande de démission en avance (mois de mai au plus tard) pour une prise d’effet en début d’année scolaire suivante. Si votre demande de démission est rejetée, vous pouvez faire appel auprès de la commission administrative paritaire.
➡️ Le délai maximal entre votre demande et l’officialisation de votre démission (ou son refus) est de quatre mois. Cela peut être plus rapide dans certaines académies.
➡️ Votre courrier doit être adressé à l’inspecteur d’académie et au recteur d’académie ;
➡️ Vous pouvez proposer une date de prise d’effet de votre démission, mais c’est l’administration qui aura le dernier mot et qui fixera cette date ;
➡️ La démission est irrévocable une fois qu’elle est actée. Il est possible de l’annuler avant cela, mais il faut le faire dans le respect de certaines règles.
Envoyer sa lettre de démission de l’Éducation nationale
Qui dit courrier, dit destinataire. Dans le cadre d’une démission de l’Éducation nationale, vous devrez vous adresser aux bonnes personnes. Pour trouver les noms du recteur de votre académie, de l’inspecteur d’académie de la DSDEN de votre département et de l’inspecteur de l’Éducation nationale de votre circonscription (pour les professeurs des écoles) vous devrez trouver l’organigramme de votre académie. Pour cela, tapez dans votre moteur de recherche « Organigramme académie [nom de votre académie]. Vous devriez trouver toutes les informations nécessaires. Vous êtes prêt à rédiger votre lettre de démission, en voici un modèle :
Envoyer sa lettre de confirmation de démission de l’éducation nationale
Une fois votre lettre de démission envoyée, vous devriez recevoir une réponse dans des délais variables. Le rectorat demandera que vous confirmiez cette volonté de démissionner avec tout ce que cela implique. Ce courrier vous dressera la liste de tout ce à quoi vous renoncez, une ultime tentative maladroite pour vous pousser à rester à bord du navire. Si malgré ces manœuvres vous restez sûr de vous, confirmez par courrier recommandé votre décision.
Si votre démission est acceptée, vous recevrez un courrier qui viendra clôturer la procédure. Il s’agit de votre arrêté de radiation. Il ne vous restera alors plus qu’à régler toutes les petites choses qu’implique un changement d’activité professionnelle. Je pense notamment à la sécurité sociale, la mutuelle, etc. Adieu la MGEN et bienvenue dans le régime général.
Démissionner de l’Éducation nationale demande du courage. Quitter la sécurité de l’emploi pour se jeter dans le grand bain des incertitudes, ce n’est pas rien. Cela peut faire peur, être intimidant, mais c’est aussi et surtout le début de nouvelles perspectives. Il faut désapprendre à penser par le spectre du manque et penser en opportunités. Il y a tout un monde en dehors de l’Éducation nationale, il ne vous reste plus qu’à l’explorer.
Article rédigé par Laura du blog Madame Shiitake, une prof reconvertie.
Bonjour,
j’aurais aimé savoir la lettre de démission doit-être envoyer par courrier postale ? Et comment connaitre l’adresse à laquelle on envoie la lettre ?
Bonjour Marie,
En ce qui me concerne, j’ai envoyé ma lettre de démission par la poste (avec accusé de réception) ET par e-mail pour avoir une réponse rapide. Je te recommande d’en faire de même pour mettre toutes les chances de ton côté. Pour ce qui est de l’adresse postale, j’avais utilisé celle de la DSDEN de mon académie (tu trouveras la tienne sur les documents officiels – comme les courriers qu’on reçoit au moment du mouvement par exemple – ou en tapant « adresse Académie + nom de ton académie » sur un moteur de recherche. Si un doute persiste, n’hésite pas à solliciter ton/ta gestionnaire via Iprof, il/elle saura forcément te renseigner.
PS : félicitations pour ta démission, j’espère qu’elle sera acceptée selon tes délais ! 🙂
Bonjour, merci beaucoup pour ces infos . Cela m’a bien aidé dans mes démarches et j’ai eu le même cheminement avec le besoin de temps pour accepter de quitter l’Educ Nat. Je suis radiée à partir du 1/09 et j’avoue que quand j’ai reçu mon arreté de décision stipulant « vous êtes radiée », ça a été un choc pour moi. Pas un mot de remerciement pour mes loyaux services pendant 13 ans… Bref finalement, aucun regret de ce départ.
Bref j’avais une question , que signifie « L’état de mes services »? Qu’en est il des points de retraites? Est ce qu’on reçoit un document récapitulatif de notre activité pour le calcul de la retraite ?
Merci d’avance pour votre réponse,
Juliette
Bonjour Juliette,
Ravie de savoir que ces informations ont été utiles. 🙂
Je ne suis malheureusement pas surprise de lire ton étonnement face au manque de reconnaissance de l’EN. Je pense que la radiation que l’on reçoit et un copié/collé qui ne change jamais et qui n’est absolument pas personnalisé. On a déjà peu de reconnaissance quand on est en poste, alors il ne faut pas s’attendre à en avoir lorsqu’on s’en va (oups).
L’état de tes services et un document que tu as dû recevoir avec ton arrêté de radiation qui comporte les détails de ta carrière (affectations, durées sur chaque poste…). C’est ce document qu’il faut garder de côté pour la retraite (même si j’imagine qu’aujourd’hui une bonne partie des informations sont aussi connues en ligne). Si tu ne l’as pas reçu, n’hésite pas à le réclamer.
Encore bravo pour cette décision, je te souhaite le meilleur pour la suite !
Florence
Merci pour ton témoignage !
Je suis en plein questionnement. Je sais que je ne veux pas faire une autre rentrée. Je cherche donc la manière de quitter le navire.
Sais-tu s’il y a un préavis pour une démission ?
Je ne me vois pas du tout reprendre en septembre, je crois que je ne peux plus maintenant que j’ai fait le choix d’une nouvelle vie. Sais-tu si on peut demander une démission en étant en arrêt maladie ? Je ne vois pas d’autres solutions en attendant de quitter mon poste.
Merci beaucoup =)
Bonjour Elsa,
Il ne semble pas y avoir de préavis pour demander sa démission au sein de l’EN, mais l’administration a 4 mois pour te répondre.
Voici ce qu’on peut lire sur le site du Service Public pour les fonctionnaires titulaires : « Aucun texte ne fixe le délai dans lequel vous devez présenter votre démission avant la date de cessation de fonctions souhaitée. Vous devez tenir compte du délai maximum de réponse de 4 mois dont dispose l’administration. »*
Je recommande généralement aux profs de choisir une date qui ne gênera pas l’organisation des services car c’est ce qui peut bloquer (éviter de la demander en pleine période scolaire et en dehors des vacances, par exemple). La demander pour la rentrée me semble judicieux car les services auront encore le temps de s’organiser, mais ne tarde pas trop car le 1er septembre approche à grands pas.
Pour ce qui est de la démission en arrêt maladie, je ne saurais malheureusement pas répondre. C’est un cas que je n’ai encore jamais rencontré, mais ta gestionnaire (via iprof) devrait pouvoir te renseigner. Je suis curieuse de connaître la réponse, ça pourra servir à la prochaine personne qui se posera la question.
Bon courage et bonne non rentrée ! 🙂
*Source : https://www.service-public.fr/particuliers/vosdroits/F513#:~:text=Vous%20devez%20pr%C3%A9senter%20votre%20d%C3%A9mission%20par%20%C3%A9crit%20au%20moins%201,hi%C3%A9rarchique%20ou%20%C3%A0%20votre%20DRH.
Merci beaucoup pour ces précieuses informations. Je compte démissionner l’année prochaine. J’hésitais à passer à mi-temps pour éviter un départ trop brutal 😅 mais me concernant, il n’est vraiment pas nécessaire que je prolonge ma démission 😌✨.
Bonne rentrée et bon courage dans vos démarches !
Bonjour et merci beaucoup pour ton partage d’expérience.
Un grand merci également pour le partage de ta lettre de démission que je viens de copier pour l’envoyer dès demain à mon « cher » DASEN… Je n’ai pas pu m’empêcher de rajouter cette phrase au passage : « en 25 ans de carrière, j’ai pu constater l’évolution de mon métier et la détérioration de mes conditions de travail mais surtout ce sentiment de n’être qu’un numéro à la merci de la hiérarchie sans reconnaissance ni bienveillance. ».
Toutes mes demandes (temps partiels, RC et disponibilité) ont été refusées pour nécessité de service, pas d’autre choix que de démissionner… Pour moi une nouvelle aventure en dehors de l’éducation nationale a commencé.
Bonne continuation dans ta nouvelle vie
Bonjour Nathalie, et merci pour ton retour.
Je comprends parfaitement que tu aies pu ressentir le besoin d’ajouter cette phrase après avoir essuyé tant de refus. Quelle tristesse. Je vois bien que l’EN manque de profs, mais ce n’est pas en retenant ses agents prisonniers qu’elle va régler ce problème. Félicitations pour ta démission et belle nouvelle vie à toi aussi. 🙂
Bonjour Nathalie et Florence,
On a le droit d’ajouter ces petites phrases ? c’est exactement ce par quoi je souhaite motiver ma demission.
Celle-ci peut m’etre refusée si j’indique une prise d’effet en milieu d’année (1er avril) ?
Bonjour Hélène,
Le droit, je pense que oui. Je vois de nombreuses personnes exprimer leur ressenti sur papier avant de s’en aller (parfois de manière très virulente) et ça n’a pas l’air d’avoir d’incidence sur la demande en question. En ce qui me concerne, j’avais préféré mettre mon égo de côté, brosser le personnel dans le sens du poil et les remercier par avance. Je ne suis pas certaine que les lettres de démission soient « vraiment » lues… Mais si c’est le cas, et si tu veux obtenir gain de cause en cours d’année, j’aurais tendance à dire qu’il vaut mieux mettre toutes les chances de ton côté. Cela dit, j’ai également conscience que « se taire, c’est cautionner ». Avec autant d’avance, je pense qu’une démission en avril prochain pourrait être acceptée (ça va aussi dépendre de la tension sur ton poste et/ou dans ton académie). Je croise les doigts pour toi, n’hésite pas à me dire si tu réussis !! 🙂
Bonjour et merci pour ces informations
Je suis en dispo cette année mais le choix de quitter l’en est maintenant clair ds ma tête. Sais tu si je peux démissionner dès maintenant. De même, vais je percevoir les allocations chômage ? J’avais entendu parler d’un délai de 6 mois…
Merci !
Bonjour Sandra,
J’ai moi-même démissionné en étant en dispo depuis quelques mois, et je confirme que ça a un impact sur les aides que tu pourras percevoir. Les mois de dispo sont pris en compte, et comme ils sont à zéro, ce n’est pas très avantageux. Si tu démissionnes pour une raison légitime (c’était mon cas, j’étais en dispo pour suivi de conjoint donc ma démission a été prise en compte comme un suivi de conjoint) tu pourras t’inscrire à France Travail sous 7 jours et tes droits seront calculés à ce moment-là (tu peux faire une simulation sur leur site il me semble). Si ta démission n’est pas « légitime » alors il te faudra attendre 144 jours pour espérer pouvoir toucher le chômage (Aide au Retour à l’Emploi – ARE). Pour cela, tu devras remplir un document prouvant que tu as activement cherché du travail durant ce délai et/ou que tu t’es formée… Bref, que tu fais preuve de « bonne volonté ». Une commission se réunira ensuite à France Travail pour décider. C’est donc possible, mais ce n’est pas certain. Je suis bien placée pour savoir que cette incertitude est très compliquée à gérer car c’est difficile de se projet. Quoi que tu décides, tu as tout mon soutien !
Bonjour, je suis enseignante depuis 3 ans seulement et malheureusement la démission me semble la seule solution pour retrouver la joie de vivre … Grâce à ton blog je sais désormais comment démissionner mais ma question concerne plutôt le »apres » avec un diplôme dans l’éducation que pouvons nous faire d’autres ? Je ne vois aucune solution pour une reconversion…
Merci de ton aide
Bonjour Ilona,
Tu trouveras dans la partie « témoignages » du site, une quarantaine d’épisodes de podcast dans lesquels j’ai interviewé des profs qui ont changé de métier. Il y en a vraiment pour tous les goûts, qu’importe la matière ou le poste qu’ils occupaient. Certaines reconversions ne nécessitent pas de diplôme ou de concours particulier. D’autres fois, le Master MEEF peut-être utile (profil parfois recherché en office du tourisme par exemple). Et dans d’autres cas, si tu as un métier en tête, il arrive de devoir se re-former (c’est mon cas avec la rédaction web SEO) ou de devoir repasser un concours (pour obtenir un détachement dans une autre fonction publique par exemple). Ce qui est certain, c’est qu’en dehors de ton diplôme tu as acquis de nombreuses compétences en tant que prof, que tu pourras valoriser sur le marché du travail (prise de parole en public, gestion de groupe, maîtrise de la langue française, autonomie…). Je pense que le Guide de la Reconversion des Profs pourra t’aider. C’est un tout petit investissement, et tu y trouveras plein de questions à te poser pour cheminer dans ta reconversion ainsi qu’une bonne dose de motivation !
Bon courage, et bonne lecture,
Florence
Bonjour,
Une amie a souhaité démissionner après sa première année à l’EN. Avec son statut de stagiaire, le préavis était d’un mois seulement, mais elle a envoyé sa lettre à l’inspecteur de circonscription par la poste le 4 juillet (avec accusé de réception). Elle n’a pas eu de retour et vient de recevoir son salaire de septembre.
Sauriez-vous nous indiquer la marche à suivre ? Comment se fait-il qu’il n’y ait pas eu de retour de la part de l’EN suite à ce courrier ?
Merci beaucoup,
Lilou
Bonjour Lilou,
Ce n’est pas évident comme situation, car j’imagine qu’elle n’est pas encore radiée et qu’au delà du versement ça peut lui poser problème pour débuter un nouvel emploi. Je n’ai malheureusement pas de solution miracle à lui apporter, je pense simplement qu’elle va devoir secouer l’administration pour recevoir les documents nécessaires (ses états de service, notamment). Elle peut aussi jeter un oeil à son compte Iprof pour voir quel statut lui a été attribué depuis la rentrée. Et je lui conseillerai de garder le salaire perçu de côté car elle va devoir le rendre (en toute logique). Ce qui m’étonne, c’est que personne n’ait pensé à l’appeler depuis la rentrée, alors qu’elle est toujours supposée être en poste si sa démission n’a pas été acceptée. J’espère qu’elle réussira à régler cette situation rapidement, il ne faut vraiment pas hésiter à les contacter régulièrement jusqu’à ce qu’elle obtienne ce dont elle a besoin. Courage à elle !
Bonjour Florence,
Merci pour toutes les informations ça m’a aidé, et ton site m’a permis de me rendre compte que je n’étais pas seule. J’ai envoyé ma lettre par mail et par courrier au rectorat de mon académie (j’espère que c’est ce qu’il fallait faire). J’ai surtout une autre interrogation (qui n’a peut être pas lieu ici je ne sais pas) je suppose que je ne peux pas postuler ailleurs tant que la démission n’est pas acceptée ? (Il est vrai que je suis un peu perdue avec tout ça).
Merci d’avance pour ta réponse
Bonjour Juliette,
Merci pour ton retour et bravo pour ce grand saut. Ce n’est pas une décision évidente à prendre et on le fait rarement de gaieté de coeur.
Pour ce qui est de la suite, rien ne t’empêche de postuler sur des missions qui te plaisent pour te faire la main, mais tu n’es pas supposée commencer à travailler avant que ta démission soit acceptée. Soit le processus de recrutement sera long et/ou l’entreprise visée sera compréhensive et attendra que tu sois officiellement radiée, soit il est possible qu’un poste te passe sous le nez à cause des délais, mais tu auras au moins essayé. C’est l’occasion de parfaire ton CV, de t’entraîner lors des premiers entretiens… Je pense que toute expérience est bonne à prendre ! Je croise fort les doigts pour que ta démission soit vite acceptée (n’oublie pas d’insister pour obtenir tes états de service) et que tu trouves un job qui te plaise par la suite ! 🙂
Bonjour,
Merci pour toutes ces informations.
Je saute le pas après 26 ans de carrière. Je sens que ça ne va pas être simple… mais mon corps me lâche et ma décision est prise.
Je vais déjà aller voir mon médecin.
Est-ce que certaines parmi vous sont passées par un arrêt maladie avant l’envoi de la lettre de démission ?
Cordialement,
Sandra
Bonjour Sandra,
Je suis de tout coeur avec toi. Comme je le disais dans un commentaire précédent, c’est rarement une décision que l’on prend de gaité de coeur. J’espère que ton médecin sera compréhensif. En ce qui me concerne j’ai eu des jours d’arrêt durant l’année qui a précédé ma démission, mais je n’étais pas en arrêt lorsque j’ai effectué ma demande. Par conséquent je n’ai pas de réponse utile à t’apporter. J’espère que quelqu’un qui est passé par là pourra rapidement t’aider. Tu peux aussi poser ta question sur le groupe Facebook Prof tu veux changer de métier. Il compte 35.000 membres et je suis prête à parier que tu n’es pas la première à traverser cette situation.
Courage !
Ça y est, je viens d’envoyer ma lettre de démission. Décision que j’ai mis de nombreuses années à prendre alors que je savais au plus profond de moi que je ne retournerai jamais en classe devant des élèves. Je suis en disponibilité depuis 5 ans déjà. Maintenant à moi le concours d’infirmière en avril prochain pour intégrer l’IFSI en septembre 2025.
Merci pour tes conseils et surtout l’élan d’agir que tes mots m’ont permis d’avoir.
Félicitations Aurélie, et merci pour ton adorable retour. La disponibilité est un excellent moyen de gagner du temps pour se décider à son rythme. J’ai moi-même mis 4 ans à oser partir, alors je comprends que ce ne soit pas toujours évident ! Je croise tous mes doigts pour ton concours en avril prochain, et je serais ravie de recevoir la toute première infirmière du podcast lorsque tu seras en poste ! 🙂
Je te souhaite le meilleur pour l’année à venir.
Salut,
Tu dis que tu l’as également envoyé par e-mail. Mais à qui ? A la dsden ?
Bonjour,
Tout à fait. À la division du 1er degré de la Dsden de mon académie, pour être exacte (j’enseignais en primaire).
Sandra, oui j’étais en arrêt maladie pendant le processus de démission. Aucun souci pour ça. D’ailleurs je raconte un peu de mon parcours sur la page à propos de mon site si tu veux en savoir plus 😉 ou vers le milieu de cet article sur la démission j’ai également mis un lien vers mon parcours de reconversion 😉 Le corps qui lâche, c’est ce qui a aussi été le point de départ de ma reconversion, et j’en ai fait aujourd’hui ma spécialité 😉 Bien à toi
https://madame-shiitake.com/me-connaitre/
Bonjour, PE depuis 2020, je veux partir de l’EN, si possible en passant par une rupture conventionnelle (mais mon académie n’est pas réputée pour être très conciliante sur la question) ou en passant par une démission. Je suis actuellement en arrêt longue maladie pour burn out, je n’ai pas pris mon poste en septembre et ne me sens pas en capacité d’y aller (je suis brigade). J’ai le projet de devenir famille d’accueil mais j’ignore si je peux constituer mon dossier de demande d’agrément tant que je suis dans l’EN (sachant que l’agrément n’est pas un contrat de travail, juste une autorisation, il faut ensuite postuler auprès du département). L’idée de me retrouver sans revenu me stress si je demande une démission, car entre la demande d’agrément et l’accueil des enfants, il se passe environ 6 mois et je ne peux rester 4 mois (avant les ARES) sans ressources. De plus, je me demande, si la démission est refusée, ok il y a la commission, mais si malgré tout l’administration refuse (je le répète, mon académie n’est pas arrangeante du tout), peut-on renouveler la demande? Y-a-t-il un nombre de refus maximum où ils font ce qu’ils veulent? Merci d’avance pour vos réponses…
Bonjour et merci pour ton message. Je comprends la situation (et le stress que ça peut engendrer, de toujours devoir demander des autorisations sans vraiment pouvoir se projeter !).
D’après les retours de profs que je reçois régulièrement, quand une démission est refusée, elle l’est souvent à cause de la date demandée ou du délai. Exemple : une démission refusée au mois d’avril pour nécessité de service, alors qu’elle pourrait être acceptée à une date de rentrée scolaire (organisation des effectifs). Quand les démissions sont demandées assez longtemps à l’avance (+ de 4 mois, qui est le délai de réponse de l’EN) et à des dates qui ne perturbent pas trop les services, c’est généralement accepté. Si tu es sûr de toi, tu pourras donc faire ta demande au premier trimestre de 2025 pour le 31 août (et ne pas faire la prochaine rentrée scolaire).
Tu peux également commencer par faire une demande de rupture conventionnelle, parce que ça pourrait être un gros avantage (émotionnel et financier) si tu l’obtiens. Tu trouveras des informations ici : https://avantjetaisprof.com/rupture-conventionnelle-education-nationale/
Enfin, as-tu pensé à la disponibilité ? Je sais que c’est encore plus rarement accepté… mais on ne sait jamais !
Je n’ai jamais entendu parler de nombre de refus maximum pour ce qui est de la démission, donc en cas de refus, la commission suffira sûrement (mais je ne pense honnêtement pas que tu auras besoin d’aller jusque là !).
Je te souhaite donc un beau départ de l’EN pour 2025, et beaucoup de bonheur dans ton nouveau métier (qui ne sera pas de tout repos, mais qui peut aussi être très beau ! :-)).
PS : cet article te servira peut-être : https://www.vie-publique.fr/loi/294410-proposition-de-loi-cumul-assistant-familial-et-activite-dagent-public
Bonjour Florence, merci pour cet article. J’ ai entendu qu’une indemnité de départ volontaire est possible lors d’une démission. As-tu reçu quelque chose ? Je souhaite quitter L’éducation nationale suite à une prise de conscience sur ma maladie qu’on me dit incurable. Alors les années qui me restent à vivre vont être mes meilleures années ! Épanouissement professionnel et personnel en perspective et pas en tant que prof !!!!
Bonjour Mélanie,
Merci pour ton message. Je suis de tout coeur avec toi et j’espère que mes explications pourront t’aider à profiter au mieux de la vie, en fonction de tes envies.
L’indemnité de départ volontaire (IDV) a été remplacée en 2020 par l’indemnité de rupture conventionnelle (IRC). C’est une procédure expérimentale qui a été mise en place jusque décembre 2025 et on ne sait pas encore si elle sera renouvelée ou non. Par conséquent, il est probable que cette année soit la dernière pour en profiter ! Tu trouveras toutes les informations nécessaires à la demande de rupture conventionnelle ici (https://avantjetaisprof.com/rupture-conventionnelle-education-nationale/) et si tu as besoin d’être accompagnée dans cette démarche tu peux prendre contact avec Sandrine, qui maîtrise bien le sujet (peut-être que ta situation personnelle peut avoir un impact sur ton dossier) : https://avantjetaisprof.com/se-faire-accompagner/accompagnement-rupture-conventionnelle/
Je t’invite à te renseigner rapidement sur les démarches et délais liés à ton académie, pour ne pas rater le coche !
Je te souhaite une belle fin d’année 2024 malgré tout, et surtout, de pouvoir profiter au maximum des années à venir !
Bonjour,
Je vous remercie pour ce site qui m’a beaucoup aidé dans mes démarches. J’ai toute fois une question : vous avez conseillé d’envoyer par mail et en version papier. Doit-on envoyer une demande d’accusé de réception aux différents interlocuteurs (je n’ai pas l’habitude d’envoyer un mail au recteur et encore moins avec accusé de réception 😀 )? Pour la version papier, je n’arrive pas à trouver sur internet à qui destiner mon courrier exactement. Aux inspecteurs de ma circonscription? ou a l’inspecteur académique? ou directement au recteur?
Je vous remercie d’avance pour toute les réponses que vous pourrez m’apporter.
Bonjour Tiphaine, et merci pour ton message. 🙂
Pour ce qui est du courrier, les destinataires sont mentionnés dans le modèle de lettre de démission (inspecteur·trice d’académie de la DSDEN de ton département + IEN de ta circonscription si tu es dans le primaire). Dans le doute tu peux y ajouter un accusé de réception (si la réponse traîne un peu, tu sauras au moins si l’e-mail a été lu ou non, je trouve ça rassurant et ça ne coûte pas si cher pour la sérénité que ça apporte).
Pour l’e-mail, je viens de regarder dans ma propre boîte et je l’avais envoyé à l’inspection académique (une adresse de type CE.NuméroDuDépartement+NomDuService@ac-NomAcadémie.fr, dans mon cas le service était la division du 1er degré). Certaines personnes y mettent en copie leur chef d’établissement et/ou l’inspecteur·ice de leur circo. Ce n’est pas obligatoire, mais ça ne mange pas de pain. Je me dis que dans cette situation, mieux vaut trop de destinataires, que pas assez. 🙂
Bonsoir à tous,
Pour commencer je vous souhaite une excellente année 2025!
Cela fait 15 ans que j’enseigne et 3 ans que le projet de démissionner mûri. Ça y est je suis prête ! Je ne veux pas y retourner, je ne peux plus. Une question alors me taraude : un abandon de poste est rapide et radical mais que risque t on? A part être radiée de la l’EN ?..ça tombe bien je ne veux plus en entendre parler. Je compte envoyer ma démission rédigée hier mais si je trouve rapidement un poste dans le privé , à pourvoir immédiatement, quelle autre solution ai-je hormis l’abandon de poste ?
Merci pour ce blog réconfortant, on se sent moins seule.
Bonsoir Anne,
Merci pour ton message et meilleurs voeux également ! 🙂
Le gros problème de l’abandon de poste (au-delà de la radiation), c’est que rien n’oblige l’EN à te donner tes états de services et à te radier, justement. Tant que tu n’es pas radiée, tu n’as légalement pas le droit de travailler ailleurs, et donc, d’être rémunérée (et si ils font traîner pendant des mois… tu risques d’être bien embêtée !)
Je te conseillerais donc (si tu es sûre de toi, évidemment) de demander ta démission. Si tu la demandes avec assez d’avancer et à un moment arrangeant (type rentrée scolaire) tu as plus de chances que ça passe. Et si tu trouves un poste rapidement, j’ai entendu des profs dire que la procédure avait été accélérée en présentant une promesse d’embauche. Ça reste stressant, car rien n’est certain, mais c’est la seule réponse que je peux t’apporter.
Effectivement, tu n’est pas seule (loin de là !), et je me posais des questions similaires quand j’étais à ta place il y a 3 ans. 😉
Bonjour,
Merci pour votre article et témoignage.
Pour ma part, j’hésite entre la demande de disponibilité et la démission (sachant que j’ai réussi le concours d’entrée dans une université à l’étranger pour la rentrée 2025).
Savez-vous ce qu’il en est de l’indemnité pour départ volontaire ? L’avez-vous demandée ? https://www.education.gouv.fr/vie-professionnelle-et-situation-personnelle-demission-indemnite-de-depart-volontaire-et-rupture-1640
Merci d’avance pour votre réponse
Alix
Bonjour Alix,
Félicitations pour l’obtention de ton concours ! 🙂
Pour ce qui est de la disponibilité, il en existe plusieurs types. Celles qui sont « de droit » sont évidemment plus simples à obtenir, et celle pour suivi de conjoint, notamment, te rendra assez libre dans tes démarches (mais ce n’est pas dit que ta situation y corresponde). Selon les études que tu t’apprêtes à suivre, il existe aussi une disponibilité pour études et recherche : https://54.snuipp.fr/article/disponibilite-tout-savoir
EN ce qui concerne l’IDV, elle a été remplacée par la rupture conventionnelle qui donne le droit à une indemnité + aux ARE (chômage – qu’on ne peut généralement pas toucher à l’étranger, ça peut avoir un impact dans ton cas). Tu trouveras des informations à ce sujet ici : https://avantjetaisprof.com/rupture-conventionnelle-education-nationale/
Je précise que c’est un dispositif qui a été mis en place jusqu’en 2025 (pour le moment), donc il se peut que ce soit la dernière année pour la demander. Si tu as été reçue à un concours ton dossier devrait être assez solide pour tenter ta chance ! 🙂
Bonjour Florence,
Un grand merci pour ton article et la peine que tu prends pour répondre à chaque question.
Après 25 ans de carrière j’ai envoyé une première lettre de démission qui a été refusée. J’ai cependant
obtenu l’autorisation de me mettre en disponibilité.
Je suis donc, aujourd’hui, dans ma 5ième et dernière année de disponibilité et ma 2ième lettre de démission est prête à partir…
Ma question concerne la retraite et la sécu.
A quel organisme sera t’on rattaché pour ouvrir ses droits à la retraite quand l’âge sera venu, si on n’a pas repris d’activité professionnelle.
Est-on radié de l’espace ENSAP? Vers quel organisme doit-on se tourner?
Pour la sécu, je suppose qu’il faut signaler le changement et se tourner vers Amélie…
Questions posées à ma gestionnaire il y a 2 mois mais qui sont toujours sans réponse….
Donc, mille merci si tu peux me les apporter ou tout au moins m’aiguiller.
J’espère que ta reconversion se passe au mieux et que tu ne regrettes rien .
Bonne et douce vie.
Sophie
Bonjour Sophie, et bonne année 2025 🙂
Merci pour ton message, et pour ces questions pertinentes. C’est un sujet que j’ai rarement creusé (étant plus proche du début de ma carrière que de la fin), mais j’espère pouvoir t’aider.
Pour ce qui est de la sécurité sociale, lorsque ma démission a été acceptée, il me semble avoir basculé directement au régime général (de la MGEN à la CPAM, qui se consulte depuis le site Amelie). Je n’ai pas souvenir d’avoir réalisé des opérations administratives complexes, je me souviens juste d’avoir créé un compte sur Amelie (et ma sécu a toujours bien fonctionné depuis). Ensuite, à toi de voir si tu souhaites prendre une mutuelle ou non, pour le complément. Pour information, je suis indépendante. Si tu pars pour le privé, ça va probablement se jouer au niveau de ton entreprise.
Concernant la retraite, j’ai trouvé un site du gouvernement avec des référents retraites par académie : https://www.education.gouv.fr/la-retraite-des-personnels-de-l-education-nationale-41489
En bas de page, tu pourras choisir ton interlocuteur en fonction de ton académie. J’espère que cette personne t’apportera une réponse concrète, car ce n’est vraiment pas un sujet que je maîtrise et je ne voudrais pas dire de bêtise. Si tu n’as pas de nouvelles de ta gestionnaire malgré les relances, essaye peut-être de contacter ta conseillère RH (qui s’appelle parfois mobilité carrière). Dans mon académie cette personne m’a été d’une grande aide ! 🙂
Bon courage dans tes démarches, et bonne reconversion !
Bonjour,
Merci pour ce blog qui m’est très utile. Après 12 ans dans l’éducation Nationale, je suis prête à démissionner. Je suis en train de postuler un peu partout et dès que je trouve un poste, je démissionne. Par contre, j’ai des interrogations. Que puis-je faire si je suis acceptée dans mon nouvel emploi et que ma démission est refusée ?
Je pensais à l’abandon de poste. C’est ma dernière alternative car je ne veux plus faire ce métier.
Bonjour Charlotte et merci pour ton message.
Je comprends ton ressenti et je te souhaite de trouver un nouvel emploi dans lequel tu seras plus épanouie.
Dans la théorie, il y a un délai de 4 mois pour obtenir sa démission (mais je constate que ce n’est pas toujours respecté, dans un sens comme dans l’autre). Si tu est prise pour un job et qu’il ne commence pas immédiatement, tu pourras normalement obtenir ta démission avant de prendre ton nouveau poste. Si tu es prise, tu peux aussi expliquer la situation à ton nouvel employeur (si le feeling est bon) pour décaler ta date de prise de poste (il me semble qu’il y a 3 mois de carence dans le privé, donc les entreprises sont probablement habituées à ce qu’on ne démarre pas du jour au lendemain). Une autre option pour que ta démission soit rapidement acceptée, serait de présenter une promesse d’embauche à l’EN. Dans un épisode que j’avais enregistré avec Manon (https://podcast.ausha.co/avant-jetais-prof/manon-professeure-stms-salariee-organisme-protection-sociale) ça avait accéléré les choses de mémoire. Il y a également moyen de faire recours, ou pression (comme dans cet épisode : https://smartlink.ausha.co/avant-jetais-prof/reconversion-prof-marin) même se ce n’est pas toujours évident en fonction de notre personnalité/caractère. J’en viens ensuite à la dernière option : l’abandon de poste. C’est quelque chose que je ne recommande qu’en dernière chance car l’EN peut traîner des mois avant de te donner tes états de service et de te radier des cadres… et tu n’as pas le droit de travailler ailleurs en attendant (dans la théorie, encore une fois).
Je te souhaite évidemment que tout se passe le plus simplement possible, mais n’hésite pas à être très insistante si tu sens que l’administration ne bouge pas. 😉
Bonjour Florence,
Merci pour cet article et toutes les informations concernant la démission. Ca a l’air d’être un parcours du combattant mais après 12 années, je suis déterminée à le faire. Je suis en recherche active d’emploi et dès que j’ai trouvé, j’envoie ma lettre.
Sais-tu s’il faut envoyer la lettre d’abord à son chef d’établissement et ensuite au rectorat ? Ou bien, à tout le monde en même temps.
Je pensais peut-être la donner à mon chef d’établissement d’abord et ensuite l’envoyer au rectorat, qu’en penses-tu ? Et j’ai lu que tu l’avais envoyé par mail et courrier, c’est bien ça ?
J’avoue que cela me stresse un peu mais j’ai tellement hâte !
Bonjour Carla,
Effectivement, j’avais préféré mettre toutes les chances de mon côté en envoyant une lettre + un e-mail (j’avais peur que l’un ou l’autre puisse se perdre, mais les deux sont bien arrivés). Il est généralement conseillé d’utiliser la voie hiérarchique pour se type de demande, et par conséquent, de mettre son chef d’établissement dans la boucle. Je pense qu’il est suffisant de mettre tout ce beau monde en copie de ton e-mail, mais je te dirais bien de prévenir ton chef d’établissement en amont histoire qu’il ne soit pas trop surpris et mis devant le fait accompli (surtout si tu es toujours en poste et que tu le croises régulièrement).
Bonnes recherches, j’espère que tu trouveras rapidement ton bonheur ! 🙂
Florence
Bonsoir Florence,
Je t’adresse un immense merci pour ton blog, tes podcasts que j’écoute très régulièrement, j’ai installé une application sur mon téléphone exprès pour écouter et suivre la sortie de chacun de tes nouveaux podcasts. Je te suis également sur ton compte Instagram, une vraie mine d’or.
Mille mercis pour cet article très complet qui a dû te prendre un temps fou, merci également pour l’attention, la précision et la bienveillance que tu investis dans chacune de tes réponses à nos nombreuses questions.
Ça me réconforte toujours de voir que d’autres comprennent ce que nombreux d’entre nous vivent.
Je suis actuellement en arrêt maladie depuis le 6 décembre 2024. Ma classe extrêmement difficile, les parents, les collègues et l’institution a eu raison de moi, ils ont réussi à me dégouter de mon métier que j’exerce depuis maintenant 5 ans. J’ai perdu tout intérêt et motivation. Le 6/12 au matin, je me retrouve à rouler pour me rendre à l’école accompagnée d’une boule au ventre, de nausées et de larmes aux yeux… une fois stationnée sur le parking, impossible de sortir de ma voiture… mon corps qui poussait jusqu’ici mon esprit a dit stop lui aussi et c’est à partir de là que j’ai compris que c’était fini… J’essaie désormais de prendre du temps pour moi et de redécouvrir ce que c’est : s’occuper de soi. Une psychologue m’aide également à affronter tout ça…
A l’heure actuelle, je souhaite effectuer une formation pour devenir Data Analyst, j’ai pris des renseignements et j’attends désormais un rdv avec un conseiller pour m’y inscrire, celle-ci délivre une certification à son terme. Face à ce projet et selon toi, quelle est la modalité la plus adaptée à ma situation : démissionner (si oui, quelle date minimale puis-je demander pour avoir le plus de chances) ou faire une demande de RC (mon projet sera-t-il suffisamment légitime de ton point de vue) ?
Je te remercie par avance pour ta réponse.
Chloé
Bonjour Chloé et merci pour tes mots qui me vont droit au coeur. Je suis désolée d’apprendre que tu traverses ces moments difficiles (qui me parlent énormément). Tu as raison de te faire accompagner, ça te fera gagner un temps précieux pour la suite.
Le métier de Data Analyst est très spécifique et correspond à un réel besoin en cette période, donc je ne doute pas que tu réussiras à trouver du travail rapidement après ta formation (majoritairement en CDI d’après ce que j’observe autour de moi, ce qui est un bon moyen de retrouver une certaine stabilité). Pour ce qui est de la démission, il est recommandé de la demander avec 4 mois d’avance et de privilégier une date qui ne mettrait pas trop les services en péril (idéalement au 31 août pour qu’ils puissent anticiper la rentrée ET que tu sois payée jusqu’à cette date). Selon tes envies/besoins, la date de début de ta formation, et puisque tu es en arrêt, peut-être que tu pourrais la demander pour le retour des vacances d’avril ?
En ce qui concerne la RC, j’ai souvent entendu dire qu’il y avait plus de chances de l’obtenir en étant (ou en ayant été) en arrêt car l’EN ne voudrait pas devoir te payer X temps en arrêt + un remplaçant (mais il s’agit de paroles qui circulent, pas d’un écrit noir sur blanc). Ton projet en lui-même me semble tout à fait légitime, mais il te faudra un dossier béton pour le défendre (business plan, inscription à la formation, étude de marché…). Si la date de demande n’est pas trop proche dans ton académie, tu peux essayer de te rapprocher de Sandrine avec qui je travaille et qui est spécialisée dans les demandes de RC. Elle pourra te donner son opinion lors d’un appel découverte (offert) et ensuite, si tu le souhaites et que ton projet s’y prête, elle pourra t’accompagner dans les démarches (rédaction du dossier + préparation à l’entretien). Je te laisse toutes les infos ici pour que tu puisses prendre ta décision : https://avantjetaisprof.com/se-faire-accompagner/accompagnement-rupture-conventionnelle/
Je te souhaite un bon rétablissement et une bonne réflexion. Prends bien le temps de peser le pour et le contre de chaque option, et j’espère que tu trouveras ton bonheur dans cette nouvelle carrière. 🙂
Florence
Bonjour Florence et bonjour à tous ceux qui lisent ces commentaires,
Je suis sur le point d’envoyer ma démission aussi. Plusieurs demandes de mutations non abouties, demande d’exeat/ineat non acceptée, demande de mise en disponibilité de droit enfin acceptée pour rapprochement de conjoint en juillet 2024.
J’ai commencé en octobre un poste en CDD à l’université de Lille en catégorie B (pas le droit en catégorie A quand on est en dispo). Je pourrais attendre un détachement sur un poste en A, mais l’EN me réclame des papiers que je n’ai pas, justifiant l’emploi de mon conjoint (auto-entrepreneur et à la retraite). Ma disponibilité de droit va donc être suspendue.
Je ne veux pas retourner en classe, je ne veux pas retourner dans mon département de rattachement: ma santé et ma famille avant tout ! Mais c’est quand même un choc de se dire « ça y est, c’est fini après plus de 20 ans ». Pas facile.
Un monde d’opportunités s’offre à nous quand on se lance hors éducation nationale, il ne faut pas en douter. Les enseignants ont d’innombrables compétences, recherchées par les employeurs. Il faut juste en avoir conscience et les mettre en avant.
Bon courage à tous et toutes. Croyez en vous !
Sandrine
Bonjour Sandrine,
Merci d’avoir pris le temps d’écrire ce commentaire. J’espère que d’autres profs le liront et prendront conscience des compétences dont ils disposent ainsi que des opportunités qu’ils pourront saisir une fois sortis de l’EN. Ton message est très touchant et je suis désolée de te savoir dans cette situation. Avant d’envoyer ta démission, es-tu certaine que les documents justifiant de l’exercice de ton conjoint (Kbis et/ou SIREN) ne suffisent pas à conserver ta dispo de droit ? J’ai moi-même été en dispo de droit pour suivi de conjoint et j’avais simplement dû fournir ces documents (ainsi que de quoi prouver que ton conjoint est bien ton conjoint – mariage/pacs – globalement) à l’administration. Si ça ne suffit pas, je te souhaite une démission rapide et efficace (n’oublie pas de donner une date de départ souhaitée dans ta lette et de demander tes états de service).
Je croise les doigts pour que tu puisses rester en dispo !
Bonjour, merci beaucoup pour votre article. Je m’interroge sur les sanctions disciplinaires auxquelles on s’expose si on démissionne sans que cela soit accepté par l’EN. En effet, prof de collège en bout de course, je demande une rupture conventionnelle avec IRC à la fin de l’année scolaire. En cas de refus, je comptais faire la rentrée de sept 2025 mais m’arrêter aux vacances de Toussaint en respectant le préavis de 4 mois (demande de démission formulée en juin 2025)… ce qui risque évidemment de ne pas arranger l’EN… si la sanction consiste seulement à ne pas pouvoir revenir dans la fonction publique, ce n’est pas très inquiétant ! De plus, je serai indépendant dans ma nouvelle activité (que j’ai déjà créé) et non salarié… Qu’est-ce que je risque en démissionnant ou abandonnant mon poste 2 mois après la rentrée scolaire ? Si l’Education nationale ne veut pas être arrangeante avec le versement d’une modeste Indemnité de rupture conventionnelle, pourquoi devrais je, moi, suivre leurs volontés ?
Bonjour Arnaud, et merci pour votre message.
Je comprends parfaitement le sentiment d’injustice que vous évoquez en fin de commentaire (pourquoi les efforts ne devraient-ils se faire que dans un sens ?!). Premièrement, je vous souhaite d’obtenir votre rupture conventionnelle. Le fait que vous ayez déjà une activité jouera en votre faveur, car si votre entreprise tourne déjà, vous n’aurez probablement pas/peu besoin du chômage (bien que le vôtre puisse être cumulé puisque vous avez créé votre entreprise AVANT de quitter l’EN -> https://lamicrobyflo.fr/comment-cumuler-100-du-chomage-avec-ta-micro-entreprise/). Si vous optez pour la démission et que celle-ci n’est pas acceptée, le fait de ne pas occuper votre poste sans justificatif valable sera considéré comme un abandon de poste. Le principal problème de cette situation c’est que l’EN met généralement du temps à nous radier, et que nous ne sommes pas autorisés à exercer ailleurs pendant ce temps (un vrai problème lorsqu’un poste en entreprise nous attend, par exemple). Dans votre cas, c’est assez spécial car vous exercez déjà pour votre propre entreprise avec l’accord de l’EN (j’imagine), donc je ne sais pas avec certitude ce qui pourrait se passer… Avant d’en arriver là, et d’après les témoignages que je reçois, les démissions sont rarement « vraiment » refusées. Elles sont généralement repoussées/négociées. Donc si vous la demandez dès le refus de votre RC, il est possible qu’elle soit acceptée pour la rentrée, et dans le pire des cas, pour les vacances d’automne. N’hésitez pas à me tenir informée de la suite, je crois les doigts pour vous et je vous souhaite une très bonne continuation ! 🙂
Merci Florence, je vous tiens au courant dans les semaines ou les mois qui viennent.
Bonjour,
Je suis en disponibilité depuis maintenant 4 ans (dispo de droit pour élever enfant de moins de 12ans). En fait, je suis cheffe d’entreprise : j’ai racheté un pressing et je suis devenue indépendante en juillet 2021 (fin année scolaire). Ma petite entreprise fonctionne bien. Ce motif a été accepté par ma hiérarchie.
Ma dispo est reconduite jusqu’au 31/08/2025. J’ai été prof de lettres pendant 20 ans… de 2001 à 2021…
C’est un peu la mort dans l’âme que je pense à démission et renonciation à mon CAPES et au CAPPEI que j’ai obtenus… J’ai encore du mal à l’évoquer.
Du coup, voici ma question : est-ce que je peux obtenir une rupture conventionnelle ?
Si oui, à qui m’adresser ?
Enfin, si on obtient une rupture conventionnelle, est-ce qu’on perd aussi son CAPES ?
merci pour votre réponse,
Elodie
Bonjour Élodie,
J’imagine que si ta dispo s’arrête c’est parce que ton dernier enfant va avoir 12 ans cette année ? Étant donné que ton projet de reconversion est déjà plus qu’abouti, je pense que tu aurais toutes tes chances d’obtenir une rupture conventionnelle (tu ne serais pas dépendante du chômage, ce qui rassure l’EN). En revanche, tu ne toucherais pas d’indemnités puisque tu étais en dispo durant l’année N-1 de ta demande (année sur laquelle se basent les calculs de l’indemnité). Si tu n’as pas d’indemnité, et que ton salaire actuel ne te permet pas de toucher les ARE, je ne pense pas qu’il soit utile que tu te lances dans la procédure de demande de RC (mais ce n’est que mon avis). En revanche, si tes revenus ne sont pas stables, ou moins élevés que les ARE que tu pourrais toucher, ça viendrait compléter ton salaire, ce qui pourrait être intéressant (il faudrait peut-être faire une simulation). Que tu choisisses la démission ou la RC, tu seras radiée des cadres et tu perdras ton statut de fonctionnaire. Contrairement à la démission, il n’est pas écrit noir sur blanc qu’en cas de RC on perd son concours… ce que je trouve étonnant car il me semble que c’est pourtant le cas. Et je rajoute qu’en cas de RC tu ne peux pas revenir dans la FP sous 6 ans à moins de rembourser tes indemnités… ce qui ne te concernerait sûrement pas si tu n’en touches pas (mais je ne connais personne qui ait été dans ce cas précis). Si tu choisis de demander la RC et que tu as besoin d’aide (rédaction du dossier, préparation à l’entretien…), n’hésite pas à lire cet article et à demander de l’aide à Sandrine dont c’est la spécialité : https://avantjetaisprof.com/se-faire-accompagner/accompagnement-rupture-conventionnelle/
Bon courage et bonne réflexion,
Florence
Bonjour Elodie et Florence,
je viens d’avoir mon entretien au rectorat pour la rupture conventionnelle.
Elodie, sache que le droit à la rupture conventionnelle pour les enseignants prend fin en décembre 2025. Lorsque cela a été mis en place en 2020, c’était pour une durée de 5 ans. Par certain que cela soit reconduit vu les finances de l’Etat.
J’ai été un peu surpris lors de l’entretien. En effet, si la RC est acceptée, il y a automatiquement une indemnité qui est versée. Mais du coup, il n’est pas possible d’obtenir une rupture conventionnelle sans indemnité. Le problème c’est que l’enveloppe permettant de financer les indemnités de rupture conventionnelle est trop maigre pour satisfaire toutes les demandes. En 2024, 3 professeurs de lettres ou d’Histoire-Géo seulement ont obtenu une RC sur 14 demandes dans ces disciplines en collège et lycée de mon académie. Ceux qui obtiennent une RC peuvent aussi prétendre toucher l’ARE (indemnités chômage). Les autres st poussés vers la démission, sans indemnité de rupture conventionnelle et sans chômage du coup. Pas très juste, pourquoi l’EN n’accepte-elle pas les ruptures conventionnelles sans IRC permettant au moins aux enseignants de toucher ensuite des indemnités chômage ? sans doute pour ne pas faire augmenter les stats du chômage et faire des économies. Concernant l’arbitrage qui est fait entre les demandes de RP, il semble principalement tourner autour du projet de reconversion professionnelle + prise en compte de la matière (sous tension ou pas dans l’académie) + ancienneté + usure professionnelle. Bon courage à tou(te)s !
Bonjour Arnaud,
Merci d’avoir pris le temps de témoigner ici suite à ce que tu as appris en entretien. Je croise fort les doigts pour que ta RC soit acceptée !
Florence
Bonjour,
Merci pour toutes ces précieuses informations ! Vouloir arrêter l’enseignement donne souvent l’impression de naviguer en eaux troubles.
J’ai lu quelque part que les académies refusent fréquemment les demandes de démission pour « nécessité de service ». Est-ce vraiment le cas ?
En s’y prenant en avance et en proposant une date au 31 août, doit-on s’attendre à un risque que la démission soit acceptée plus tôt pour leur éviter de verser les salaires durant les vacances d’été ?
Dans l’article, vous précisez d’envoyer la demande en mai au plus tard mais y a-t-il un délai particulièrement idéal ?
Merci du temps que vous prenez pour échanger aussi en commentaires !
Bonjour Ilana,
Merci beaucoup pour ton message ! 🙂
L’EN dispose en théorie de 4 mois pour répondre à une demande de démission. C’est pour cette raison qu’il est recommandé d’effectuer sa demande en mai, pour que les services aient le temps de s’organiser, et partir en vacances l’esprit léger avec une démission acceptée au 31 août. Parfois la réponse arrive bien plus vite, ce que je te souhaite car je sais que c’est assez stressant d’être dans l’attente sans pouvoir se projeter. Pense bien à indiquer la date à laquelle tu souhaites partir dans ta lettre, c’est cette date qui sera prise en compte. On recommande donc le 31 août pour que les enseignants touchent le salaire qui leur est dû en juillet/août. On ne peut pas te faire démissionner AVANT la date que tu mentionnes dans ta lettre. Pour ce qui est des refus pour nécessité de service, et d’après les nombreux messages que je reçois, ce n’est pas si commun. Et quand c’est invoqué, ce n’est généralement pas un refus catégorique, mais un refus pour partir à telle date ou dans tels délais. Par conséquent, je pense que tu as de bonnes chances d’obtenir la tienne si tu t’y prends en avance et que tu la demandes pour la rentrée scolaire prochaine. Je croise les doigts pour toi ! 🙂
Florence
Bonjour Florence et merci pour ton article très intéressant…
Je suis professeur des écoles depuis 29 ans et à bout de souffle ( j’ai été aussi MAT , PEMF, ). Depuis quelques années je prépare ma reconversion car je m’étais toujours dit que je n’irai pas à l’école sans envie et passion. Parallèlement à mon travail , j’ai réussi une formation en herboristerie qui dure 3 ans ( je l’ai faite en plus sans demande de congés de formation) ; je suis en train de monter mon projet d’ouverture d’herboristerie (recherche de local, business plan, fournisseurs…) que j’espérais pour l’automne 2025
Pour cela j’ai demandé une disponibilité qui m’a été refusée pour « la continuité et la qualité de l’enseignement » là aussi avec une phrase type froide et sans bienveillance.
A fond dans mon projet, je ne me vois pas reprendre une année scolaire.
Je m’orienterais donc vers une démission mais toujours dans l’incertitude d’acceptation.
Après recherche d’info, j’ai bien compris le délai des 4 mois plus ou moins respecté, le recours possible…
A travers les différents commentaires, tu évoques souvent la rupture conventionnelle.
Du coup je ne sais pas quoi faire: demander une rupture conventionnelle, déposer une démission…
D’après ton expérience et les retours que tu as, quelle serait la meilleure solution pour ne pas repiquer en septembre 2025 et voir s’envoler mon projet professionnel? dans quel ordre dois je prendre le problème
Merci d’avance pour ta réponse….
Ghislaine
Bonjour Ghislaine, merci pour ton commentaire.
Tout d’abord, je tiens à te féliciter pour ton parcours ! Ce n’est pas simple d’étudier à côté de la classe, alors chapeau pour tes 3 années d’études en herboristerie. Tu dois être fière et heureuse d’en être arrivée au bout ! 🙂
Pour ce qui est de l’ordre, je dirais :
1 – la demande de rupture conventionnelle (plus intéressant pour te lancer)
2 – la démission (plus simple à obtenir, mais moins intéressant financièrement)
Pour ce qui est de la RC :
– vérifie si tu es toujours dans les clous pour la demander dans ton académie (c’est TRÈS variable)
– si tu l’es, rédige un dossier béton pour le jour de l’entretien (tu as toutes tes chances car tu t’es déjà formée, ton parcours montre que tu es déterminée, et tu as l’air de parfaitement savoir ce que tu veux et où tu vas !)
– le risque, comme on est déjà en mars et qu’il y a une enveloppe financière limitée, c’est qu’il ne reste plus grand chose… mais même si tu obtiens l’indemnité plancher, tu auras les ARE (chômage) pour te sécuriser le temps de démarrer (si besoin).
Si jamais tu n’es plus dans les clous pour faire ta demande, ou que tu n’en a ni l’envie ni l’énergie… alors tu peux demander ta démission. Tu es assez en avance pour l’obtenir à la rentrée prochaine. Pense bien à la demander au 31 août dans ta lettre (pour toucher ta paie largement méritée cet été). Et le lendemain de ta radiation des cadres, tu pourras t’inscrire à France Travail (et tenter d’obtenir tes aides après les 4 mois de carence en remplissant un document qui prouve ta bonne foi).
Si tu choisis la RC et que tu as besoin d’aide pour construire et/ou défendre ton dossier, tu peux contacter Sandrine avec qui je travaille, c’est son domaine de prédilection ! 🙂
https://avantjetaisprof.com/se-faire-accompagner/accompagnement-rupture-conventionnelle/
Bravo encore et bon courage pour la suite,
Florence
Bonjour et un grand merci pour votre site qui nous donne vraiment accès à des informations très utiles.
J’ai été admis au CAFEP CAPES en 2024 et je suis actuellement en année de validation. Vous l’aurez compris je veux déjà quitter l’éduction nationale car je n’y trouve pas ma place et je suis déjà entrain de me rendre malade.
Ma lettre de démission est prête en suivant votre modèle légèrement adapté à ma situation. En effet je suis pour le moment sous contrat provisoire jusqu’au 01/09/2025. (1er année et donc année de validation) Je compte aller au terme de ce contrat afin de ne pas mettre mon établissement dans l’embarras mais j’ai déjà arrêté les démarches de validation qui ne sont plus nécessaires pour moi.
Suis je dans le vrai si je pense ne pas être embêté pour ma démission étant donné que je ne suis qu’en contrat provisoire ? Techniquement il ne s’agit même pas d’une démission mais plutôt d’une volonté de ne pas renouveler ce contrat.
Merci d’avance pour votre réponse et pour toute l’aide que vous apportez.
Ludovic
Bonjour Ludovic,
Merci pour ton message et chapeau pour ta décision. On a parfois tendance à s’entêter dans une direction qui ne nous convient pas sous prétexte qu’on a travaillé dur pour arriver jusque là. Tu es en train de gagner un temps précieux.
Je pense que tu as raison de penser comme tu le fais, à chaque fois que j’ai eu l’occasion d’échanger avec de jeunes profs qui souhaitaient partir avant d’être titularisés, ils n’ont pas été retenus et ont pu démissionner sans problème. N’oublie pas d’envoyer ta lettre avec un peu d’avance (vers mai/juin par exemple) et d’indiquer que tu souhaites partir au 31 août 2025 (pour toucher ton salaire de l’été, qui est bien mérité).
Je te souhaite le meilleur pour la suite !
Bonjour
Tout d’abord merci pour cet article!
Je compte envoyer ma démission en avril et reprendre mon activité d’infirmière dès septembre 2025.
Si je demande une radiation à partir de la rentrée 2025, aurais-je mon salaire habituel en juillet et en août ?
Vont ils prendre la peine de payer un fonctionnaire deux mois alors qu’il n’assure pas la rentrée ?
Je vous remercie
Cordialement
Bonjour Camille,
Merci pour ton commentaire.
Tu as bien raison de t’y prendre en avance pour être certaine d’obtenir ta démission.
Si tu es titulaire, tu n’as pas de souci à te faire. Indique bien dans ta lettre que tu démissionnes au 31 août 2025 et tu toucheras ta paye de juillet/août (qui est amplement méritée) sans problème ! 🙂
Je te souhaite une belle fin d’année scolaire et beaucoup de bonheur dans ton métier d’infirmière (dont on manque cruellement et dont les conditions de travail ne sont pas franchement meilleurs que dans l’EN, alors merci !!!).
Bonjour à tous,
D’abord un grand merci pour ce blog très instructif.
Contrairement à beaucoup de personnes du blog, je suis proche de la retraite (qui s’éloigne en même temps que mon âge avance !) et je souhaite quitter l’EN à 61 ans sans reprendre d’activité salariée. J’ai suffisamment d’économies pour prendre une année sabbatique.
J’hésite entre démission, disponibilité et abandon de poste. J’essaye de résumer :
– Démission : si elle est acceptée, je ne perturbe pas le fonctionnement de mon lycée. (conscience professionnelle)
– Disponibilité : je conserve quelques avantages liés à l’EN (?)
– Abandon de poste : je gagne quelques mois avant la radiation.
Auriez-vous des conseils pour m’aider à prendre la bonne décision ?
Merci
Cordialement
Bonjour Eric,
Merci pour ton commentaire ! 🙂
Pour ce qui est de la démission, elle sera très certainement acceptée si tu la demandes maintenant pour la rentrée scolaire prochaine (si tu fais ce choix, précise bien que tu souhaites partir au 31 août pour ne pas perdre ton salaire des mois d’été). Si tu envisages un abandon de poste, c’est que tu aimerais peut-être partir avant l’été ? Ce n’est pas quelque chose que je recommande en général car rien n’assure que tu vas gagner du temps, et tu vas surtout être dans une sorte de « trou noir administratif » qui peut durer longtemps. Tu seras toujours payé, puis tu devras rembourser (dans X mois/années), les démarches sont parfois compliquées car rien n’est pensé pour cette situation… Bref, je ne recommande généralement pas. La dispo pourrait être une bonne idée pour pouvoir revenir en cas de pépin et ne pas avoir de démarches à faire entre ta fin de carrière et le début de ta retraite. Si tu ne souhaites pas travailler durant cette période on ne t’embêtera pas (et si tu changes d’avis, selon le type de dispo c’est assez flexible). Enfin, pense à faire un tour sur le site de la retraite pour avoir une idée de l’impact que chaque choix pourrait avoir (tu y as sûrement déjà pensé). J’en suis personnellement très (trèèèès) loin donc je n’ai pas l’expérience nécessaire pour te conseiller à ce sujet.
Bon courage pour la prise de décision, je sais que ce n’est pas évident !
Florence
Bonjour Florence,
Je tiens à vous remercier pour tous vos conseils et cette explication de la démarche pas à pas pour la lettre de démission.
Je suis actuellement professeure des écoles depuis 3 ans, stagiaire en 2021/2022 puis titulaire depuis dans la même école que je n’arrive pas à quitter malgré mes demandes de mutation chaque année et où j’ai vécu un enfer. Arrêtée depuis le 25 septembre, j’ai effectué un gros travail avec une psychologue et une psychiatre et je pars donc sur une démission au 5 juillet (premier jour des vacances scolaires). J’ai été prise dans une école pour entrer en BTS comptabilité et gestion à la rentrée prochaine et il ne me reste plus qu’à trouver une alternance (d’où le fait que je démissionne début juillet et pas fin août). Je croise vraiment les doigts et souhaite bon courage à tous ceux qui, comme moi, quittent le navire.
Belle journée à vous
Cordialement
Maeva
Bonjour Maeva,
Un immense merci pour ton message, et surtout, un grand bravo à toi !
Tu as dû traverser beaucoup de doutes (quitter l’EN, te faire accompagner, trouver une nouvelle voie…) et tu peux être très fière de tes choix. Je te souhaite d’être heureuse et épanouie dans ta reprise d’études et dans ton prochain emploi. Tu as fait le plus dur !
Florence
Bonjour Florence,
Un très grand merci pour votre article et pour l’attention portée à tous les commentaires suite à celui-ci.
Je m’interroge depuis quelques mois sur la meilleure chose à faire pour partir…
J’ai raté de peu les délais pour une demande de RC (coucou je me suis réveillée le 7 février et chez nous la date limite était jusqu’au 31/01… Depuis j’essaie de ronger mon frein mais c’est dur!)
J’hésite donc entre la dispo (de droit pour élever un enfant de – de 12 ans) ou la démission.
J’ai entendu dire que si on démissionnait pour création d’entreprise on pouvait prétendre à toucher l’ARE ou l’ACRE. J’ai déjà une idée de ce que je souhaite faire et j’ai contacté France Travail. On m’a expliqué que la « nouvelle activité » devait avoir été créée après l’inscription auprès de France Travail. Et mon problème est là : j’ai déjà mon statut d’auto-entrepreneur et c’est avec celui-ci que je compte me lancer à plein temps dans mon activité (professeure de yoga, et oui on ne se refait pas, je crois que je suis faite pour enseigner mais plus à l’EN !). J’ai donc peur qu’on me dise que je n’aurai aucune aide car mon statut est déjà créé avant mon inscription…
Quelqu’un a peut-être déjà été dans ce cas-là ?
Est-ce que tu pourrais m’apporter une aide dans ma réflexion ?
Je te remercie pour ta réponse,
Bien à toi,
Marie
Bonjour Marie,
Merci beaucoup pour ton message. 🙂
Je suis désolée de savoir que tu as raté (de si peu) la demande de la RC. Le fait que la procédure ne soit pas nationale n’aide pas beaucoup… !
Pour ce qui est de la micro-entreprise, ce qu’on t’a dit doit uniquement concerner la démission légitime pour création d’entreprise, car j’ai démissionné APRÈS avoir créé mon entreprise et j’ai pu toucher le chômage (démission légitime pour suivi de conjoint). Je suis donc assez étonnée. À titre personnel, mon premier conseiller m’avait radiée en m’assurant que les fonctionnaires ne pouvaient pas prétendre au chômage… Et en me réinscrivant je suis tombée sur une personne très humaine et compétente qui connaissait les spécificités de notre statut et qui n’a pas hésité à questionner son supérieur. Ça pourrait peut-être valoir le coup de poser la question à quelqu’un d’autre chez France Travail et/ou sur de demander des exemples sur le groupe Facebook « prof, tu veux changer de métier » qui est une mine d’or.
Pour l’aspect administratif de la micro-entreprise (notamment le cumul avec le chômage), tu peux consulter ce site super complet : https://lamicrobyflo.fr/
Enfin, je ne te connais pas assez pour te conseiller de privilégier la dispo ou la démission, mais chacune possède ses avantages et ses inconvénients. Ça dépend aussi de ta situation familiale, de tes peurs, de tes besoins… Si tu veux qu’on prenne le temps d’en discuter de vive voix je peux te proposer un rdv individuel, je viens d’ouvrir des créneaux début avril. Je te laisse revenir vers moi si ça t’intéresse. 🙂
Bonne journée,
Florence